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Allen est le deuxième épisode de Prison Break, c'est aussi le second épisode de la saison 1.

Court résuméModifier

Michael établit peu à peu des contacts avec les prisonniers qui pourront l'aider dans son plan d'évasion : il parvient à intégrer l'équipe du TP (Travail Pénitentiaire) dirigée par John Abruzzi pour se rapprocher de son frère ; il cherche à obtenir un médicament afin de passer pour diabétique et ainsi se rendre régulièrement à l'infirmerie ; il récupère également une vis sur un banc qui est la « propriété » de T-Bag, un violeur en série ! Mais une révolte raciale gronde au sein de Fox River : surveillé par les deux communautés, Michael parviendra-t-il à tirer son épingle du jeu ?...

Résumé détaillée de l'épisodeModifier

13 avril 2005Modifier

À Fox RiverModifier

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Michael et Charles Westmoreland jouent aux dames dans la cour de promenade de Fox River.

L'épisode s'ouvre sur une partie de dames rudement menée par Michael qui affronte Charles Westmoreland dans la cour de promenade de la prison de Fox River. Tout en caressant son chat ce dernier constate que son adversaire anticipe tous ses déplacements avec trois coups d'avance. Impressionné par sa façon de jouer peu commune chez un prisonnier, Westmoreland le félicite à sa façon : « Tu es un sacré stratège, Gueule d'ange. ». Voulant changer de sujet, Michael lui demande si il avait l'intention de revenir à Boston, sa ville d'origine. Son partenaire de jeu lui répondit avec sarcasme que c'était peu probable puisqu'à l'âge de 60 ans, il devait encore purger 60 années. Pour Scofield, c'était différent : il ne voulait pas attendre la fin de sa peine et lui fit part de son intention de s'évader de Fox River. Westmoreland sourit en essayant de le ramener à la réalité tout en lui disant qu'il n'avait pas perdu de temps : il n'était là que depuis trois jours et il ne pensait déjà qu'à faire la belle. Mais un événement bien plus important allait se jouer à Fox River. En jaugeant les forces en présence et l'atmosphère électrique qui régnaient à l'intérieure de la cour de la prison, Westmoreland pressent qu'une "guerre" des gangs imminente allait se jouer entre les "blancs" et les "noirs" et expliqua à Michael qu'on ne pouvait pas mettre des chiens et des chats dans la même cage car ils ne se mélangent pas. Son jeune auditeur acquiesça d'un signe de tête.

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Michael examine attentivement les tatouages qui sont dessinés sur son avant-bras.

Tout en songeant aux sages paroles que lui avait données Westmoreland, Scofield regagna sa cellule. Tandis que son codétenu chantonnait un petit air en espagnol, le jeune prisonnier regardait son avant-bras gauche avec attention. À l'aide d'un miroir qu'il plaça en-dessous de son avant-bras, il réussit à lire les inscriptions qui étaient tatoueés à l'envers : une série de chiffres - 111 2 1147 - ainsi que deux mots assez énigmatiques - ALLEN SCHWEITZER. Après avoir observé son tatouage, Michael escrivit ces informations sur un bloc de papier qui se trouvait sur la table de leur cellule. À peine avait-il noté ce qu'il voulait qu'il fut interrompu par Sucre qui s'était arrêté de chanter. Il s'empressa de mettre cette petite note dans sa poche quand son ami lui signala que la chasse d'eau ne fonctionnait plus. Il lui demanda ce que cela signifiait mais Sucre se contenta de lui dire que des fouilles allaient se faire et il se précipita vers les barreaux pour voir ce qui se passait. Paniqué, il vit des gardes casqués investir les couloirs de la prison avec des chiens policiers. Revenant vers lui, Sucre expliqua à Michael que l'eau avait été coupée pour que les détenus ne puissent pas faire disparaître tout objet interdit. Michael lui affirma qu'ils n'avaient rien à craindre au moment où son compagnon de cellule souleva son matelas pour lui montrer un petit sachet de drogue. À peine l'avait-il vu que Sucre s'empressa de le débarrasser en le lançant à travers les barreaux pendant que les autres prisonniers jetaient des détritus sur les gardiens qui étaient en train de gravir les escaliers qui menaient à leurs cellules. Fernando, occupé, demanda à Michael d'en faire autant avec l'objet qu'il avait caché sous la table de leur cellule. Scofield obéit et découvrit qu'un couteau artisanal y était dissimulé. Étonné par cette découverte, Michael demanda à Sucre de quoi il s'agissait mais le jeune latino lui ordonna de se débarrasser du couteau avant qu'un garde ne s'en aperçoive. Michael était sur le point de faire disparaître l'objet du délit quand le capitaine Bellick surgit devant lui.

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Le capitaine Bellick surprend Michael alors que celui-ci allait se débarrasser du couteau de Sucre.

Le fixant dans les yeux, le chef des gardiens de Fox River donna l'ordre à l'un de ses subalternes d'ouvrir la porte de la cellule de Michael Scofield. Celui-ci obtempéra et Bellick se retrouva devant Scofield pour regarder d'un peu plus près le couteau qu'il tenait. Il lui demanda si il s'était équipé pour la révolte raciale qui ruminait dans l'air puis lui ordonna de donner son arme. Scofield obéit et le chef des gardiens put examiner à loisir l'arme rudimentaire que Michael avait en sa possession. Maintenant, le jeune prisonnier était à sa merci. Bellick fit mine de sourire en lui demandant s'il se préparait à choisir un gang ou s'il comptait "se faire" un surveillant. Le directeur de la prison arriva à cet instant et le chef des gardiens l'informa de sa découverte en lui remettant l'objet du délit. Henry Pope demanda à Michael si ce couteau lui appartenait. Derrière lui, Sucre retenait son souffle, mais Scofield ne répondit pas. Face à son entêtement, Pope observa les deux détenus puis signala à Michael qu'il n'était pas doué pour le mensonge avant d'envoyer Sucre au cachot. Celui-ci obtempéra tout en jetant un regard suppléant à son ami qui ne pouvait rien faire pour le sauver. Bellick, quant à lui, semblait ravi que Scofield soit seul. Il aurait alors le temps de fouiller plus à fond la cellule de Michael. Mais le directeur n'était pas de cet avis et lui ordonne de continuer ailleurs sa tournée d'inspection. Bellick, étouffant sa rage en comprenant que sa proie était « dans les petits papiers » du directeur. Il attendit que ce dernier s'éloigne pour se tourner vers Michael. Le regardant droit dans les yeux, le chef des gardiens de Fox River lui fit comprendre que si Pope était bien le maître de la prison dans la journée, mais c'était lui, Bellick qui dirigeait la nuit. Puis, sur ces mots, il ordonna qu'on referme la grille devant Michael impassible.

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Michael retrouve Lincoln à la chapelle de Fox River.

Un peu plus tard dans la matinée, Michael Scofield retrouva son frère à la chapelle de Fox River mais assis sur un banc devant lui. Lincoln, encore intrigué par les révélations de la veille, lui demanda discrètement comment il allait opérer pour les sortir de Fox River. Michael lui expliqua, en lui chuchotant à l'oreille, que l'infirmerie était le maillon le plus fragile dans la chaîne de la sécurité du pénitencier et que c'était par cet endroit qu'ils pourraient tous deux s'échapper. Mais son plan d'évasion ne pourrait fonctionner que si Michael utilise du Pugnac, un médicament qui lui permettrait de faire descendre son taux d'insuline au point d'être en hypoglycémie. En prenant cette substance, il pourra faire croire au Docteur Tancredi qu'il est vraiment diabétique. Pourtant un problème se dresse et non des moindres : l'établissement pénitenciaire ne possède pas de Pugnac en stock dans sa pharmacie. Lincoln s'inquiète que son plan repose sur un "tas de pilules" mais Michael le rassure en lui disant que quelqu'un, actuellement, s'occupe de lui fournir ce dont il a besoin et désigne C-Note, également présent dans la chapelle. Son frère lui fait alors remarquer que ce n'était pas le moment de s'acoquiner avec un "noir" par les temps qui courent mais Michael rétorque que leur relation était bien au dessus des problèmes raciales. Lincoln, loin d'être rassuré, voulut l'empêcher de continuer son trafic avec C-Note en rappelant à Michael que sa bonne conduite pourrait le faire sortir dans trois ans. Mais Scofield lui signala qu'ils seront sortis de prison bien avant cela. Pourtant son frère reste sceptique, lui informant qu'aucun prisonnier n'a à ce jour réussi à s'évader de Fox River et que son plan était voué à l'échec. Mais Michael n'était pas de cet avis, lui expliquant que chaque détail de son plan d'évasion était étudié par avance et qu'il prenait en compte chaque éventualité. Lincoln, de plus en plus désemparé, essaya de le raisonner en lui disant que son plan était sûrement parfait en théorie mais qu'il ne pouvait pas se fier à des individus aussi imprévisibles qu'Abruzzi, également présent dans la chapelle, qui pour un simple regard de travers seraient capables de le faire égorger. Michael le rassura une nouvelle fois en lui répondant qu'il n'était ni plus ni moins qu'un détenu qui faisait son temps sans chercher les embrouilles. Voyant qu'il n'arriverait pas à le convaincre de cette manière, Lincoln lui fit remarquer qu'il ne pourrait même pas sortir de sa cellule. Ce que dément froidement Michael tout en jetant des regards aux alentours pour ne pas être pris sur le fait de parler en cachette avec son frère.

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Michael jette un coup d'œil sur les gradins qui entourent la cour de promenade de la prison de Fox River.

Un peu plus tard, Michael sortit de la chapelle avec d'autres prisonniers et pénètra dans la cour de promenade de la prison de Fox River. Là, il repéra des bancs sur des gradins qui parurent l'intéresser. Jetant des coups d'œil aux alentours pour vérifier que personne ne l'observait, il s'avança vers ces gradins avant d'examiner avec attention, du bout des doigts, les vis fixées dans le bois des bancs. Après avoir tatonner pendant quelques minutes, il trouva ce qu'il recherchait, une vis spéciale numérotée 111 211 47 fichée dans un banc. À cet instant, Michael repensa aux plans de la prison qu'il avait étudiés en long, en large et en travers dans son appartement de Chicago. Il se revoyait repérer ce type de vis sur un schéma technique. Puis, gravissant tranquillement les gradins, il s'installa sur le banc, et à l'aide d'une pièce de monnaie qu'il avait sortie de sa poche, entreprit de retirer discrètement la vis tant convoitée. À peine avait-il commencé son ouvrage que Michael fut interrompu par un détenu assis derrière lui, qui lui fit remarquer que le banc sur lequel il était assis se trouvait dans le secteur administré par T-Bag, un nom parfaitement inconnu pour Michael. Le détenu irascible lui précisa que ce T-Bag avait kidnappé, violé et tué une demi douzaine de garçons et filles en Alabama. Scofield lui demanda alors si ce T-Bag était son vrai nom quand l'intéressé fit son apparition en lui affirmant avec sarcasme que c'était effectivement sa véritable identité.

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Michael rencontre pour la première fois T-Bag, accompagné de Maytag, dans la cour de promenade de la prison de Fox River.

Michael tourna la tête et vit un homme assez fin, portant un bouc, vêtu d'un tee-shirt blanc et d'un pantalon bleu pétrole et coiffé d'une casquette de même couleur. Il était accompagné d'un jeune détenu qui le suivait docilement, la main droite tenant la poche gauche retournée du pantalon de T-Bag. Scofield était sur le point de quitter le banc quand son propriétaire lui demanda de rester assis. Obéissant, il regarda T-Bag prendre place à côté de lui. Pour mettre en confiance son nouvel ami, T-Bag lui avoua qu'il était ravi de rencontrer un prisonnier tel que lui. Cela ne faisait que trois jours que Michael était à Fox River que déjà il avait une solide réputation dans la prison. De sa voix enjôleuse, il essaya d'amadouer Scofield en lui disant qu'il était « très mignon ». Michael le laissa parler tout en restant concentré sur son ouvrage : il sentait la vis sortir de plus en plus de son logement et le contretemps que symbolisait sa rencontre avec T-Bag l'embarrassait grandement. Ce dernier, regardant un groupe de détenus noirs en train de se muscler avec des poids et des haltères, pensa que les « Hérissons » (les détenus noirs) intimidaient son nouveau compagnon qui avait dû se refugier, semble-t-il, sur son banc pour bénéficier de sa protection. En tant que grand défenseur de la cause blanche dans la prison de Fox River, il avoua à Michael qu'il comptait reconquérir le terrain de basket, un lieu encore contrôlé par les prisonniers noirs, et lui affirma qu'il n'avait rien à craindre tant qu'il resterait avec lui, d'autant plus qu'il trouvait Scofield à son goût. Joignant le geste à la parole, T-Bag lui montra la poche gauche de son pantalon que tenait fermement Maytag en lui disant qu'il n'aura qu'à la tenir pour mener une vie « douce et tranquille » en prison. Mais Michael déclina poliment sa proposition en précisant que T-Bag semblait déjà avoir une « petite amie ». Il faisait en effet allusion au jeune détenu qui lui tenait toujours sa poche retournée. Pour le rassurer, ce dernier lui répondit qu'il avait encore une poche disponible. Michael ne se démonta pas et refusa une nouvelle fois sa protection. T-Bag tenta de l'effrayer en lui disant que les « Hérissons » allaient s'occuper de lui, mais Michael resta sur ses positions. T-Bag, hors de lui, lui ordonna de quitter immédiatement son banc. Michael s'exécuta sans protester tout en songeant à la vis qu'il n'avait pas eu le temps de récupérer. Sans se retourner, il entendit T-Bag lui proférer des propos pleins de menaces : « Si tu t'approches de ces gradins encore une fois et ce seront plus que des mots que nous nous échangerons. Si tu vois ce que je veux dire... »

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Lincoln se morfond dans sa cellule d'isolement.

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Lincoln à l'époque de son idylle avec Veronica.

Au même instant, Lincoln se morfond dans l'obscurité de sa cellule d'isolement. Rasant les murs, il repense à son passé, à l'époque où il était encore libre et où il vivait une belle histoire d'amour en compagnie de Veronica. Il se revoyait ensemble dans le même lit après que le jeune femme fût diplômée docteur en droit à la prestigieuse université Baylor Law School, au Texas. Elle était revenue pour le voir et il était heureux quand elle lui fit part qu'elle pensait constamment à lui. Lincoln, de son côté, lui avoua qu'il avait fait de nombreuses erreurs dans sa vie mais lui promit solennellement qu'il allait changer grâce à elle. Et Veronica, pour le rassurer, lui dit qu'il y arrivera avant de l'embrasser tendrement sur la bouche. Interrompant subitement ce baiser, Lincoln voulut immortaliser ce moment de bonheur en se relevant du lit pour prendre un appareil photo qui se trouvait sur la table de chevet, proche de leur lit. Veronica, encore sur le coup de la surprise, le laissa faire et, contre son grè (peut-être parce qu'elle se trouvait sans doute affreuse), fut prise en photo en sa compagnie. Mais la brusque réalité des choses fit souffrir Lincoln qui revint se morfondre entre les quatre murs de sa prison.

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Michael retrouve C-Note dans la cour de la prison pour lui demander où il en était avec le Pugnac.

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Le gang de T-Bag arrive au moment où Michael tente de récupérer sa vis dans la cour de promenade de Fox River.

Dans la cour de promenade de la prison, Michael avait retrouvé C-Note. Tout en marchant, le frère de Lincoln lui demanda où il en était avec le Pugnac et le « Pharmacien » de Fox River lui dit qu'il s'en occupait. Scofield lui avoua qu'il avait un besoin urgent de ce médicament ; ce qui intrigua C-Note qui s'était arrêté de marcher. Perplexe, il lui demanda pourquoi il était tellement pressé de revenir à l'infirmerie de la prison ; et Michael, pour toute réponse, lui promit qu'il lui avouerait tout en échange du précieux Pugnac. Une promesse qui n'arrangeait toujours pas C-Note qui le vit s'en aller rejoindre les gradins administrés par T-Bag. Ces derniers étaient maintenant déserts et Michael en profita pour y reprendre la vis qu'il avait due laisser auparavant. Tandis qu'il dévissait l'objet tant convoité, il vit arriver du fond de la cour le gang de T-Bag qui marchait à grands pas dans sa direction. Accélérant son mouvement, Michael réussit à sortir la vis de son logement et à la glisser précipitamment sous son bras au moment où T-Bag, toujours escorté par Maytag, arriva à sa hauteur. Rappelant au jeune prisonnier que l'endroit où il se trouvait appartenait à la « famille » – famille à laquelle il lui avait fait comprendre qu'il ne voulait pas en faire partie, il remarqua l'objet que Scofield tentait de dissimuler sous son regard et lui demanda poliment de le lui remettre. Michael dut s'exécuter et donna la vis à T-Bag qui s'empressa de l'examiner. Il lui avoua sur l'instant que l'objet qu'il tenait dans sa main était « un joli bout de métal » capable de blesser ou de tuer quelqu'un. Mais une question restait en suspens : à quoi cette belle arme servirait à Michael ? T-Bag, cherchant la réponse, lui demanda contre qui il voulait l'utiliser et sous entendit que Scofield serait peut-être du côté des Noirs et conclua que son jeune visiteur était « blanc à l'extérieur et noir comme du charbon à l'intérieur ». Pour prouver ses dires, il le menaça « d'aller jeter un coup d'œil pour le savoir... » Il était sur le point d'agresser Michael avec la vis quand il fut interrompu par un garde qui faisait sa ronde. Faisant mine de bâiller, T-Bag passa la vis au détenu qui le suivait en la cachant dans une poche de son pantalon tout en informant Michael qu'il allait garder la vis pour plus de sûreté. Devant eux, le gardien les obligea à se disperser car il n'aimait pas trop qu'un groupe de prisonniers soit trop près du grillage. T-Bag s'exécuta et ordonna Michael à en faire autant. Ce dernier regardant longtemps le chef de la bande tout en le jaugeant du regard puis, sans prononcer un mot, tourna les talons bien qu'il sentît derrière lui les sourires et les moqueries des acolytes de T-Bag.

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Bellick passe devant la celulle de Michael Scofield et envisage de la fouiller de fond en comble.

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Bellick découvre d'étranges inscriptions notées sur un bloc-note.

Pendant Michael se trouvait dans la cour de promenade, Bellick en profitait pour visiter les cellules de la prison de Fox River. Il passa devant une en particulier qui était restée ouverte : celle de Scofield et de Sucre. Sans se faire prier, il entra dans la pièce exiguë et commença à fouiller sous les matelats et les taies d'oreiller à la recherche d'un éventuel objet louche. Puis il alla jusqu'à la petite table de la cellule et bouleversa tout ce qu'il y avait dessus. Secouant en tous sens livres et cahiers, il remarqua, tandis qu'il fouillait sous la table, d'étranges griffures sur le bloc-notes laissé en évidence. Intéressé par cette trouvaille, il passa la main dessus et sentit sous des doigts que quelqu'un avait noté quelque chose récemment. Poussé par la curiosité, il se saisit d'un crayon de papier et commença noircir la feuille de papier jusqu'à ce que d'étranges inscriptiions réapparaissent : ALLEN SCHWEITZER 111 211 47. En découvrant ces mots, Bellick était de plus en plus intrigué et, détachant la feuille du bloc-notes, voulut percer ce mystère.

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Michael tente d'approcher Abruzzi pour qu'il l'aide à récupérer la vis confisquée par T-Bag.

Tandis que Bellick essayait de savoir ce que manigançait Scofield, ce dernier se trouvait toujours dans la cour de promenade de Fox River. Il aperçut derrière des grillages John Abruzzi près du dépôt où étaient entreposés les outils utilisés pour entretenir les espaces verts de la prison. Après un court moment d'hésitation qui lui parut un siècle, il s'élança et alla à la rencontre d'Abruzzi pour lui demander un service. Michael voulait que le mafieu puisse se servir de son autorité pour obliger un prisonnier à lui rendre ce qui lui avait été pris. Mais c'était donnant donnant : Abruzzi voulait tout de suite savoir où se trouvait son ennemi juré. Il força donc Michael à lui dire tout ce qu'il savait en échange de ce service. Mais le frère de Lincoln se taisa, lui promettant juste de lui révéler la cachette de Fibonacci en temps voulu, au moment où ils seront sortis de prison et pas avant. Pour l'obliger à admettre cet état de fait, Michael rappela à Abruzzi qu'il ne pourra pas sortir de Fox River vivant puisqu'il était condamné à perpertuité et sans conditionnel. Il était donc la seule personne à pouvoir le faire évader de Fox River. Tout en le regardant dans les yeux, Abruzzi lui fit part de ses sentiments en pensant que son idée d'évasion n'était rien d'autre que du bluff avant de s'en aller vaquer à ses occupations. Dépité et voyant qu'il n'avait pas réussi à le convaincre, Michael le vit partir sans pouvoir le retenir.

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Abruzzi reçoit la visite de deux de ses anciens associés.

Mais ce que Michael ignorait c'était qu'Abruzzi avait reçu la visite de deux de ses anciens "associés" : Philly Falzone et Anthony Smallhouse. L'ancien mafieu s'assit devant eux dans la salle des visites et commença à parler. Il était étonné qu'un homme tel que Falzone puisse se déplacer pour aller le voir. C'était un honneur qu'il ne cachait pas. Pour ce qui était de Smallhouse, c'était différent. Il avoua à son ancien patron que ce dernier n'avait plus aucune autorité sur le milieu et qu'il était un homme fini. Ce que réfuta violemment Abruzzi qui voyait dans ces paroles une attaque personnelle à son encontre. Pour ne rien, Falzone rapporta à Abruzzi que le bruit courait qu'une personne dans la prison connaissait la cachette de Fibonacci et que son ancien associé n'avait rien fait pour en savoir plus. Abruzzi rétorqua que c'était faux en leur affirmant qu'il était sur le point de connaître son emplacement. Mais pas assez vite au goût de Falzone qui lui informa que Fibonacci était une menace pour lui et ses associés si il osait témoigner à l'audience du Congrés tenu pour le mois prochain. Si Abruzzi ne faisait rien pour les aider, Falzone serait obligé de le menacer en lui rappelant que leurs épouses respectives étaient amies et que leurs enfants fréquentaient la même école catholique. Il serait alors regrettable que ces derniers n'aient un mauvais accident. Face à cet odieux chantage qui menaçait la vie de ses enfants, Abruzzi leur certifia qu'il allait retrouver rapidement Fibonacci. Fort de leur succès, Falzone et Smallhouse prirent congé de leur ami qui semblait étonné et soulagé que ses anciens camarades lui accordent encore leur confiance.

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Sucre attend impatiemment qu'on vienne le libérer pour qu'il puisse passer un coup de téléphone à Maricruz.

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« Tu entends les trompettes, Gueule d'ange ? Je sais que tu les entends... Le jour du jugement va arriver très bientôt... ».

Pendant cette entrevue, Sucre était encore dans son cachot en train de se morfondre. Faisant les cent pas comme un dératé, il semblait paniqué. Au bout d'un moment, il alla jusqu'à la porte de sa cellule et tapa dessus pour demander au gardien qui le surveiller de pouvoir passer un coup de téléphone à sa petite amie. Mais ce dernier ne voulut rien entendre et le laissa seul dans sa cellule malgré les vaines réclamations du prisonnier qui, triste et dépité, dut se résoudre à attendre la fin de son emprisonnement. Au même instant, dans le bureau administratif de la prison de Fox River, Bellick effectue des recherches sur un détenu répondant au nom d'Allen Schweitzer auprès d'un collègue. Mais ce dernier, après avoir consulté la liste des prisonnier son ordinateur, avoua à son chef que ce nom n'y figurait pas. Partagé entre déception et colère, Bellick quitta précipatemment les bureaux pour s'occuper de ses affaires sans se douter qu'une guerre des gangs se préparait. En effet, de la chapelle jusqu'à leur cellule, les prisonniers de chaque camp s'arment comme ils pouvaient, de couteaux rudimentaires et de bris de verre, attendant le moment fatidique. C'était ce que ressentit Michael lorsqu'il quitta la cour de promenade pour regagner sa cellule en compagnie d'un associé de C-Note.

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Michael est surpris par T-Bag alors qu'il recherchait la vis Allen Schweitzer.

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C-Note, ayant surpris la conversation de Scofield et T-Bag ne sait plus quoi penser.

Arrivé devant le couloir des cellule, Michael profita qu'un des acolytes de T-Bag ne soit plus là pour pouvoir fouiller à son aise la cellule de l'intéressé. Scofield voulait récupérer son bien et pour se faire tentait le tout pour le tout pour y parvenir. Soulevant un matelas, il découvrit une photo sur laquelle se trouvait Maytag, la « petite amie » de T-Bag, avec deux de ses proches. Voulant chercher plus loin, il fouilla davantage au moment où il fut surpris par le maître des lieux, accompagné de Maytag, qui demanda ce qu'il faisait dans sa cellule. Voyant qu'il était piégé, Michael imagina un stratagème qui pourrait le sauver en lui disant froidement : « Je veux être des vôtres. » D'abord étonné par un tel retournement de situation, T-Bag voulut savoir si les convictions de Scofield étaient vraiment sincères. Mais ce dernier ignorait qu'il était observé. En effet, C-Note qui était occupé à faire des pompes s'était subitement arrêté en reconnaissant la voix de Michael. Il se releva et, discrètement, jeta un coup d'œil sur ce qui se passait en contrebas de sa cellule. Il vit Scofield en train de discuter avec T-Bag, son pire ennemi à Fox River. Son sang ne fit qu'un tour mais, sans trahir sa présence, il suivit attentivement leur conversation qui se déroulait devant ses yeux. Michael voulait faire partie du gang de T-Bag pour pouvoir se battre. Or, pour cela, il lui fallait une arme et la vis qu'il avait réussi à dénicher du banc pouvait faire l'affaire. Mais T-Bag voulait tester le jeune homme en lui affirmant que si il désirait effectivement se battre, il devait faire ses preuves lors du prochain appel des prisonniers qui aurait lieu le soir même car c'était à ce moment là que la guerre des gangs allait commencer. Mais Scofield insista pour récupérer la vis qu'il avait prise sur les gradins afin de se préparer à l'affrontement qui était imminent. Et devant son empressement, Maytag, qui suivait son maître en tous lieux, le nargua en lui montrant outrageusement la vis tant convoitée. Mais au lieu de la lui rendre, il lui donna pour toute arme un simple bâtonnet de glace qu'il glissa dans la poche de la chemise de Michael. À cet instant, une sonnerie retentit annonçant la fermeture des cellule. T-Bag retint un moment Scofield en lui avertissant une nouvelle fois qu'il devra prouver ce qu'il vaut pour pouvoir bénéficier de sa confiance. C-Note, de son côté, en avait assez vu. Il s'empressa de regagner sa geôle et rumina sa colére sans savoir quoi penser.

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Michael est accosté par Bellick qui lui demande si il connaît un certain Allen Schweitzer.

Dans l'après-midi, Michael revint dans la cour de promenade de la prison. Adossé contre le grillage de l'enceinte, il regardait un groupe de prisonniers noirs déambuler dans la cour, cherchant des noises avec les détenus blancs qui s'y trouvaient. Tandis qu'il observait cette scène, il sentit derrière son dos une présence familière qui ne le fit pas sursauter : c'était le capitaine Bellick. Celui-ci était venu à sa rencontre pour lui demander sur un ton calme : « Allen Schweitzer... Ça te dit quelque chose ? » À l'énoncé de ce nom, Michael resta calme et, après quelques secondes de silence, lui fit part qu'il ne connaissait pas ce nom. Le chef des gardiens de Fox River doutait de la sincérité du prisonnier mais, devant l'attitude ordonnée de Scofield, tourna les talons pour vaquer à ses occupations journalières. Alors qu'il s'éloignait, Michael le regarda un instant. Comment se fait-il que Bellick puisse connaître ce nom ? Y aurait-il eu des fuites ? Il ne savait plus quoi penser.

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C-Note montre à Michael qu'il a réussi à trouver un flacon de Pugnac.

Un peu plus tard dans la journée, Michael se trouve dans la salle des douches de la prison. Tandis qu'il se réajuste pour quitter la pièce, quelqu'un lui tapota l'épaule. Se retournant brusquement, il eut la surprise de reconnaître C-Note qui lui avait apporté quelque chose. C'était un flacon de Pugnac. Michael esquissa un sourire en songeant que son plan allait fonctionner comme il l'espérait. Son ami lui fit signe de le suivre et Scofield lui enboîta le pas après avoir jeté un coup d'œil discret sur les deux gardes qui surveillaient la salle des douches. Voyant qu'ils ne faisaient pas attention à lui, il alla à l'endroit où se trouvait C-Note, une salle sombre et carrelée avec des barreaux sur un des murs. Là ils seront plus tranquilles pour discuter. Sur un ton aimable, il accueillit Michael. Tout en le congratulant, il le bloqua contre les barreaux avec l'aide de deux complices. Étouffant à moitié, le frère de Lincoln découvrit avec stupeur que C-Note avait surpris sa conversation avec T-Bag, son pire ennemi. De ce fait, il pensa justement que Michael appartenait à la « Jeunesse hitlérienne » qu'il exégre par-dessus tout. Le menaçant de le tuer sur l'instant, Scofield lui certifia qu'il avait rejoint cette bande que dans le but de récupérer quelque chose dont il avait besoin. Ne le croyant pas, C-Note, sur le ton de la moquerie, lui rétorqua en lui montrant et en secouant les pilules de Pugnac : « Tu vois, c'est marrant... Parce que moi aussi, J'ai quelque chose dont t'as besoin... Tu veux ton Pugnac, Gueule d'ange ?... Hein ?... » Et sur ces mots, il ouvrit le couvercle du flacon et le vida entièrement sous les yeux de Michael, désemparé. Ce dernier le vit mettre les précieuses pillules dans sa poche tout en jetant avec mépris la boîte en plastique sur le sol. Lui laissant la vie sauve, C-Note annonça à Michael que sa chance venait de tourner et qu'il avait choisi le mauvais camp. Puis, sans prononcer d'autres paroles, il s'en alla avec ses hommes sans se retourner. Scofield, de son côté, reprit son souffle. Tout en regardant la boîte vide dans laquelle se trouvaient les pilules de Pugnac, il ne put réprimer un mouvement de violence en tapant violemment sur les barreaux et en se maudissant d'avoir été aussi sot.

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Sur un ton accusateur Veronica annonce à Lincoln qu'elle a visionné la cassette vidéo sur laquelle il commet l'assassinat de Terrence Steadman.

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Lincoln, le soir du meurtre de Terrence Steadman.

Au même moment, dans la section la plus sécurisée de Fox River, Lincoln apprend qu'il a une visite. Escorté par un garde, il avance les pieds enchevêtrés par des chaînes jusqu'au parloir où l'attend Veronica. En la revoyant, il lui sourit et son cœur se remit à battre mais il s'aperçut en la regardant mieux qu'elle n'était pas satisfaite de le revoir. Elle semblait mal à l'aise. Tout en le fixant dans les yeux, elle lui reprocha d'avoir été responsable de l'incarcération de Michael et le supplie de l'empêcher de faire n'importe quoi même si il croit son frère innocent du crime dont on l'accuse. Les choses ne s'arrangèrent pas pour Lincoln lorsqu'elle lui annonça qu'elle avait visionné la cassette de surveillance du parking enregistrée au moment de l'assassinat de Terrence Steadman. Lincoln lui assura que la vidéo qu'elle avait visionnée était truquée et que cela ne reflétait aucunement la réalité. Pour prouver ses dires, il lui raconta ce qui s'était réellement passé. Le soir du meurtre de Terrence Steadman, il avait fumé de la drogue pour se donner du courage mais lorsqu'il était arrivé jusqu'à la portière de la voiture de son ancien patron le revolver braqué pour l'abattre, il s'était aperçu que sa future victime était déjà morte. En voyant cette mise en scène, Lincoln comprit qu'il avait été piégé. Pourtant il reconnut à Veronica qu'il était venu dans ce parking pour régler une dette. En effet, son ancien associé, Crab Simmons, lui réclamait 90 000 dollars et pour être quitte, il devait abattre un dealer véreux. Pour sauver sa dignité, Lincoln jura une fois de plus qu'il s'était fait piégé et que des personnes haut placées s'étaient arrangées pour qu'il soit dans le même parking que Terrence Steadman. Mais pour son plus grand malheur, Veronica ne croyait pas à la thèse du complot contre Lincoln. Ce dernier joua son dernier en va-tout en lui avouant que ce n'était pas lui qu'on voulait le faire piéger mais Steadman. Sur le coup de la surprise, Veronica lui expliqua que le frère de la Vice-Présidente était un saint aux yeux de tous. La seule personne qui aurait eu les raisons de l'assassiner était l'ancien amour de sa vie. Devant son obstination à ne pas le croire, Lincoln lui demanda pourquoi avait-elle pris la peine de venir le voir alors qu'elle menait sa propre vie sans lui. Voyant que ses propos la bouleversaient de plus en plus, il ajouta que si ce qu'ils avaient vécu ensemble dans le passé avait encore de l'importance pour elle, elle chercherait à découvrir la vérité. La jeune femme lui répondit, les larmes aux yeux, que la vérité qu'elle avait vu sur cette cassette était peut-être la version officielle et, avec remords, prit congé de Lincoln. Celui-ci la regarda partir et sombrait lui aussi dans le désespoir.

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Des heurts entre prisonniers blancs et noirs commencent à se faire sentir dans le cour de promenade de Fox River.

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De son côté, Sucre se morfond de ne pas avoir pu souhaité l'anniversaire de Maricruz.

Alors que cette douloureuse discussion s'achevait, de violents heurts se faisaient sentir dans la cour de promenade de la prison de Fox River. Des prisonniers blancs cherchaient en effet des histoires avec des détenus noirs qui s'entetenaient physiquement en soulevant des haltères. Tout en proférant des menaces, ces derniers les chassèrent facilement de leur territoire. Cet événement anodin prouvait de façon flagrante que la situation entre les deux communautés était devevue houleuse et qu'il était clair qu'elle allait se dégénérer dans les prochaines heures. Pourtant tout ce qui se passait dans l'enceinte du pénitencier de Fox River ne préoccupait aucunement Sucre qui se morfondait toujours dans son cachot. Pour passer le temps, avachi sur sa couchette, il avait eu l'idée d'inscrire sur le sol de sa cellule I love Maricruz (J'aime Maricruz). Il gravait cette inscription avec une pièce de monnaie quand il s'arrêta brusquement. Regardant l'heure sur sa montre, il s'était aperçu qu'il avait oublié quelque chose d'important. Se relevant du lit, il alla jusqu'à la porte de sa cellule pour demander au gardien de le faire sortir un instant afin de pouvoir passé un coup de téléphone. C'était en effet aujourd'hui l'anniversaire de sa petite amie. Mais le gardien resta sourd à sa demande et referma le judas devant son nez tout en se moquant de lui. Lorsqu'il fut de nouveau seul dans sa cellule, il tapa désespérément sur la porte en acier pour le faire rappeler mais, voyant qu'il ne pouvait plus rien faire, il s'affaissa de tout son long pour pleurer de dépit.

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Michael attend avec hantise l'heure de l'appel des prisonniers.

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Penché sur le corps sans vie de Maytag, T-Bag hurle à Scofield qu'il est un homme mort.

Pour ce qui était de Michael, il était toujours dans sa cellule et attendait le moment tant redouté de l'appel des prisonniers. Celui-ci s'effectua à 19h00 précises sous la surveillance de deux gardes venus spécialement pour ce travail. Ils obligèrent les détenus à sortir de leur geôle pour se placer devant leur porte. Comme un seul homme, tous s'exécutèrent sans broncher. À peine était-il dans le couloir que le voisin de Scofield lui dit sur un ton sarcastique : « Prêt à faire le grand saut, Gueule d'ange ?... » comme pour lui signifier que l'heure de la tuerie avait sonné. Michael ne lui répondit pas préférant se concentrer sur ce qui allait se passer dans quelques instants et observer les autres détenus qui obéissaient aux ordres des deux gardiens. Ces derniers leur ordonnaient de rester immobiles pour être comptés. Il vit Abruzzi s'avancer nonchalamment devant sa cellule ainsi que Westmoreland sortir de la sienne tout en caressant son chat. Jetant un œil devant lui, le frère de Lincoln vit surgir C-Note qui lui lançait un regard plein de haine et de ressentiment. L'atmosphère, à cet instant, était devenu insoutenable et il était clair que tout allait se dégrader en très peu de temps. Se regardant comme des chiens de faïence, un des prisonniers sortit du rang. Un gardien lui ordonna de reculer mais voyant qu'il refusait, il fut contraint d'appeler des renforts. Constatant que tout allait de travers, Westmoreland eut la sagesse de rentrer dans sa cellule en emmenant discrètement son chat puis observa la scène qui se déroulait devant ses yeux. Tandis qu'un des gardiens redemandait au détenu récalcitrant de se remettre derrière la ligne, une bagarre générale éclata. Les prisonniers se ruèrent les uns contre les autres, blessant et tuant tout ce qui se trouvait devant eux, tandis que d'autres restaient dans leur cellule sans bouger pour ne pas être agressés. Sans même savoir ce qui lui arrivait, Michael fut projeté par-dessus la balustrade qui jouxtait sa cellule et se retrouva un étage plus bas, groggy. Rampant sur le sol pour éviter d'être piétiné, il réussit à se redresser et vit que le chaos régnait maintenant dans la prison malgré l'impuissance des gardiens qui s'étaient réfugiés derrière une porte de sécurité. Les coups pleuvaient de toutes parts et le jeune homme vit un instant T-Bag égorger un prisonnier noir qui passait malencontreusement devant la porte de sa cellule. C'était un enfer que Michael devait affronter seul. Pendant qu'il se demandait comment il allait s'en sortir, un détenu l'avait remarqué. C'était Maytag. Pensant peut-être à tort que Scofield était devenu le préféré de T-Bag, il s'élança sur Michael armé de sa vis. Le frère de Lincoln le vit à cet instant et évita de justesse d'être poignardé. Avec facilité, il prit rapidement le dessus et parvint non sans peine à retirer l'arme des mains de son assaillant. Maintenant, muni de sa vis, il put se relever et regarder de haut Maytag qui ne pouvait s'enpêcher de lui lancer des regards de haine. C-Note, de son côté, avait observé toute la scène et, quand il remarqua que Scofield avait remporté le combat, comprit que Michael ne faisait pas vraiment partie du gang de T-Bag puisqu'il avait combattu un de ses membres. Cependant Maytag n'en avait pas encore terminé avec Scofield. Il s'était redressé et était de nouveau prêt au combat. Anticipant ses actions, Michael s'était remis en garde et attendit son attaque mais cette dernière n'arriva pas. En effet, voulant de nouveau l'agresser, le « fiancé » de T-Bag en fut empêché par un prisonnier noir qui passait par là et qui lui asséna plusieurs coups de couteau en plein cœur. Tout passa très vite et Michael, horrifié, vit son agresseur tituber devant lui avant de s'effondrer dans ses bras. Tandis que son meurtrier s'éloignait pour commettre d'autres crimes, Maytag, tout en agrippant la chemise de Michael, eut le temps de lui murmurer à l'oreille comme un dernier soupir : « Aide-moi... » avant de succomber à ses blessures. T-Bag, qui s'était redressé à cet instant après avoir tué un détenu, les découvrit ensemble et hurla son nom à pleins poumons en pensant que c'était Michael qui avait assassiné son compagnon de cellule. Scofield, de son côté, le vit et laissa échapper le corps sans vie de Maytag qui tomba sur le sol glacé de la prison. Comme paralysé par la mort de son ami, il voulut le venger mais en fut empêché par des grenades de gaz lacrymogène qu'envoyèrent les gardiens pour disperser les prisonniers. Pris dans la bousculade et à demi suffocant, Michael réussit à regagner sa cellule tandis que T-Bag, fou de haine, s'était agenouillé près du corps de son ami tout en hurlant : « Tu es un homme mort, Scofield ! Tu m'entends ?... Tu es un homme mort !... » Les mains couverts de sang, Michael tentait de reprendre son souffle, crachant le gaz qui irritait ses poumons. Il avait néanmoins récupérer sa vis et quand il vit un prisonnier passer à l'improviste devant la porte de sa cellule, il s'empressa de la brandir pour se protéger. Le front en sueur, il retrouva son calme quand les gardiens actionnèrent la fermeture automatique des cellules. Là, il reprit ses esprits, essayant désespéremment d'ôter avec une serviette le sang de Maytag qui maculait ses mains, puis s'accroupit contre le mur, serrant encore sa vis dans ses mains. Il repensa aux événements qui s'étaient déroulés durant l'émeute et en était bouleversé.
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Après l'émeute, Henry Pope condamne les prisonniers à 48 heures de cantonnement dans leurs cellules.

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Après avoir identifié le cadavre de Maytag à la morgue de Fox River, T-Bag jure de venger sa mort.

Un peu plus tard dans la soirée, le calme était revenu dans la prison de Fox River. Henry Pope, visiblement très déçu par le comportement bestial de ses prisonniers, leur annonça sous l'œil attentif du capitaine Bellick qu'ils allaient passer les quarante-huit prochaines heures sans promenade, sans cantine, sans douche et sans visite. Tandis qu'il parlait, Michael s'était empressé de se débarrasser de sa chemise ensanglantée et d'écouter tout ce que le directeur disait. Avant de les quitter, ce dernier les mit en garde de ne plus provoquer à l'avenir d'émeute sinon leur peine en serait alourdie. Profitant de ce moment d'accalmie provoqué par le départ du directeur de Fox River, Michael, toujours accroupi, commença à frotter consciencieusement l'extrémité pointue et tranchante de la vis de le but de la limer. C'était pour lui un travail fastidieux et harassant qui lui demandait beaucoup de temps et de patience. Au même moment, T-Bag était sous bonne garde à la morgue du pénitencier afin d'identifier le cadavre qui s'y trouvait. C'était le corps sans vie de Maytag ; et, tout en regardant son ami, il jura, du plus profond de son cœur, de venger sa mort.

À l'extérieur de Fox RiverModifier

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Veronica rencontre Tim Giles, l'avocat qui avait défendu Lincoln Burrows durant de son procès pour le meurtre de Terrence Steadman.

Dans la cour du palais de justice de Chicago, Veronica Donovan tente de parler à un homme noir assez corpulent tandis que celui-ci s'affairait à partir avec un énorme paquet de dossiers dans un caddie. Elle voulut savoir si il était Tim Giles, l'avocat qui avait défendu Lincoln Burrows et lui demanda si il pouvait lui accorder quelques minutes de son temps si précieux. Ce dernier accepta à contrecœur de parler de cette affaire encore fraîche dans sa mémoire après avoir su que la jeune femme qui l'avait accosté était une ancienne connaissance amoureuse de l'accusé et non une journaliste. Giles lui expliqua qu'il s'était battu comme un lion pour faire innocenter Lincoln mais de nombreuses preuves accablaient son client qui était coupable du crime dont il était accusé, à savoir le meurtre du frère de la Vice-Présidente. L'ancien avocat de Burrows fit part à Veronica que Lincoln travaillait pour Terrence Steadman et qu'ils avaient eu avant la mort de ce dernier une vive altercation en public à la suite de quoi il avait été renvoyé. Deux semaines plus tard, Steadman a été tué. L'arme qui avait servi à l'assassinat avait été retrouvée au domicile de Lincoln ainsi que le sang de la victime sur ses vêtements. Fort de ces propos, Veronica voulut savoir si on avait pensé à faire témoigner Crab Simmons, l'homme qui aurait pu innocenter Lincoln aux dires de ce dernier. En évoquant ce nom, Tim Giles lui répondit que cet individu avait un casier judiciaire assez chargé et que son témoignage aurait été peu crédible aux yeux de la justice. Pourtant Veronica ne voulut pas en rester là et demanda à Giles si elle pouvait rencontrer ce Simmons. L'ancien avocat de Lincoln ne fit aucune objection à sa demande en lui affirmant seulement qu'aller voir cet homme ne lui servirait à rien. Puis, sur ces mots, Tim Giles quitta la cour du palais de justice avec ses dossiers en laissant seule Veronica, encore étonnée de le voir partir aussi vite.

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Veronica reçoit la visite de Tim Giles, dans son bureau d'avocat chez Bianchi et Guthrie.

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Veronica visionne la cassette de l'assassinat de Tim Giles, et n'en croit pas ses yeux en découvrant que le meurtrier était biel et bien Lincoln Burrows.

Un peu plus tard dans la matinée, Veronica reçoit la visite de Tim Giles dans son bureau d'avocat chez Bianchi et Guthrie. Escorté par Wendy, la secrétaire de Veronica, il était venu pour lui présenter des excuses du comportement qu'il avait eu le matin même au palais de justice. La jeune femme remercia cette marque de courtoisie et comprit pourquoi l'ancien avocat de Lincoln s'était comporté de cette façon : il était nerveux à cause de l'imminence de l'exécution de son client. Pour justifier sa venue, Giles remit à Veronica une enveloppe en papier kraft dans lequel contenait la cassette de surveillance du parking enregistrée au moment de l'assassinat de Terrence Steadman. En lui donnant cet enveloppe, il lui confia que le procès de Burrows était à huis clos et que personne en dehors de la salle d'audience ne avait vu cette vidéo. Avant de partir, Tim Giles précisa à sa consœur que cette dernière preuve pouvait lui servir à tirer un trait à son projet de révision de l'affaire Burrows. Mais Veronica n'en était pas convaincue. Elle prit quand même la peine de visionner la cassette et fut stupéfaite de ce qu'elle vit : la voiture de Terrence Steadmand s'arrêter dans le parking et un homme sombre au crâne rasée gagner la portière conducteur pour y tirer deux coups de feu. Veronica n'en croyait pas ses yeux. En très gros plan, il reconnut son premier amour commettre l'irréparable. Elle était de plus en plus bouleversée lorsqu'elle vit Lincoln examiner sa victime pour vérifier qu'elle était bien morte...

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Tim Giles est accosté par Paul Kellerman au palais de justice de Chicago.

Revenant au palais de justice de Chicago, Tim Giles est accosté par deux agents des services secrets qui l'attendaient. Malgré son refus d'obtempérer, il dut se résoudre à écouter Paul Kellerman après que celui-ci lui aie montré son badge. Tout en marchant, Kellerman lui informa qu'il était au courant de sa demande de document concernant l'affaire Burrows et en particulier de la copie qui avait été faite de la cassette de surveillance montrant l'assassinat de Terrence Steadman. Giles ne démentit pas ces informations tandis qu'il récupérait son attaché case des mains de Daniel Hale qui le regardait de haut. Paul Kellerman lui demanda alors les raisons d'une telle demande et l'ancien avocat de Lincoln Burrows ne se fit pas prier : c'était de prouver à l'ex-petite amie de son client qui croyait encore à son innocence que celui-ci était bel et bien coupable du meurtre dont il était accusé. Mais Hale lui fit remarquer que cette femme était en possession de la cassette et cette réflexion ne plut pas à Tim Giles. Celui-ci, s'armant de la loi sur la liberté d'information, affirma qu'elle avait autant le droit d'examiner cette preuve que les deux agents avec qui il parlait. Voulant absolument les quitter, Kellerman calma Tim Giles en lui demandant aimablement l'identité de cette personne. Piégé, ce dernier s'exécuta non sans une certaine gêne.

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Veronica Donovan demande à la mère de Crab Simmons où se trouve son fils.

Au même moment, sous un ciel gris et pluvieux, Veronica Donovan arrêta sa voiture dans un quartier pauvre de Chicago. Sortant de son véhicule, elle vit une femme quitter le domicile des Simmons pour prendre le courrier dans la boîte aux lettres. Armée de son parapluie et marchant entre les gouttes, elle arriva à son hauteur. Tout en se présentant et en donnant sa carte, Veronica voulut savoir si c'était vraiment là qu'habitait cette famille. La personne qu'elle venait d'accoster était Mme Simmons, la mère de l'ancien associé de Lincoln Burrows. La jeune femme lui demanda ensuite où pouvait se trouver son fils mais la mère de Crab Simmons refusait de lui parler, lui demandant instamment de la laisser tranquille. Cependant Veronica ne voulut pas rester là et prétextant que la vie d'un homme était menacé et que seul Crab Simmons pouvait le sauver, elle réussit à la faire fléchir. Elle apprit alors que l'homme qu'elle recherchait était décédé depuis peu. Désemparée, Veronica laissa Mme Simmons vaquer à ses occupations sans se douter qu'une mystérieuse silhouette, au premier étage de la maison, avait écouté et observé toute la scène.

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Maricruz hésite à suivre son ami Hector à la soirée d'anniversaire qui lui aie consacrée.

Le soir, dans les rues de Chicago, une limousine s'arrête devant un night-club. Hector, en galant gentleman, aida à sortir les trois jeunes femmes qui y étaient installées, toutes aussi jolies les unes que les autres. La dernière de ces demoiselles, qui n'était autre que Maricruz, hésita un instant à quitter la voiture. Hector la taquina pour la forcer à le suivre à la soirée qui lui était consacrée. C'était en effet aujourd'hui l'anniversaire de la petite amie de Fernando Sucre mais celle-ci n'avait pas le cœur à y participer. Devant son hôte, la jeune femme demanda à rentrer chez elle en prenant un taxi. Ne voulant pas la quitter, Hector comprit que son amie avait attendu toute la journée un coup de fil de son cousin mais celui-ci ne l'avait pas dénié à l'appeler. Profitant de son désarroi, il lui confia que Fernando était un « fainéant » qui ne la méritait pas et lui conseilla de continuer à vivre sa vie sans lui. Encore hésitante, Maricruz se laissa convaincre et suivit Hector dans le night-club.

14 avril 2005Modifier

À l'extérieur de Fox RiverModifier

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Veronica reçoit un curieux coup de téléphone dans son bureau, chez Bianchi et Guthrie.

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Leticia Barris a donné rendez-vous à Veronica dans un endroit public et très fréquenté.

Dans la matinée, Veronica Donovan est à son bureau au cabinet d'avocat chez Bianchi et Guthrie. Elle reçoit la visite de sa secretaire qui lui annonce qu'une certaine Leticia Barris est en ligne. Sa patronne lui demande de lui laisser un message mais Wendy lui annonce que cette femme sortait jadis avec Crab Simmons. Intriguée, Veronica prit la communication. Dès les premiers mots que lui prononça Leticia, le jeune femme parut perplexe. En effet, son interlocutrice lui donnait rendez-vous dans un lieu plublic ou « ils ne pouraient pas les atteindre.» Étonnée par cette condition, Veronica lui demanda : « Attendez... Attendez... Qui ne pourait pas nous atteindre ? » Affolée par cette question, Leticia Barris voulut raccrocher pensant peut-être que ses informations n'intéressaient pas la jeune avocate mais cette dernière insista pour la rencontrer en lui demandant l'endroit et l'heure. Obéissant aux indications que lui avait donné l'ex-petite amie de Crab Simmons, Veronica se rendit à l'endroit convenu et l'attendit. Leticia Barris vint à sa rencontre mais lui demanda de garder une certaine distance avec elle de peur d'être observées tout en faisant mine de ne pas se connaître. Sans ménagement, elle lui annonce que son petit copain s'était fait assassiné et c'était également le même sort qui était réservé à Lincoln. Veronica, en écoutant cela, n'arrivait pas à comprendre. Elle avait consulté le rapport du légiste et la mort de Crab Simmons a été causée par une forte dose d'héroïne. Mais, aux yeux de Leticia Barris, ce décès n'était qu'une mise en scène. En effet, l'ancien associé de Burrows ne pouvait pas se droguer pas à cause de ses problèmes de cœur. Enchérant l'intérêt que Veronica devait lui porter, Leticia Barris lui fait remarquer qu'il y avait une curieuse coïncidence que l'overdose de Crab Simmons aie eu lieu une semaine après le crime commis par Lincoln. Selon elle, Crab a été tué parce qu'il connaissait des choses compromettantes qui devaient restées confidentielles et qui touchaient les véritables instigateurs du meurtre de Terrence Steadman. Leticia Barris voulut en dire davantage sur le complot dont furent victimes Crab et Lincoln mais elle s'arrêta subitement de parler au grand dam de Veronica qui la vit examiner les alentours de façon désespérée. Tout en lui disant : « Ils sont là... », l'ex-compagne de Crab Simmons s'en alla précipitamment en demandant à Veronica de ne pas la suivre. Avant de la quitter, elle lui précisa qu'elle ne voulait aucunement témoigner et conseilla à Veronica de se tenir éloigner de ces gens qui pourraient lui faire du mal. Ne pouvant la retenir, la jeune avocate la regarda courir à travers la place, écartant les passants qui s'y trouvaient. Tandis qu'elle voit Leticia fuir comme une démente, Veronica scruta à son tour les alentours pour trouver une explication sur le départ précipité de la jeune femme mais ne remarqua pas les deux agents secrets postés sur le trottoir d'en face qui mangeaient tranquillement des hot-dogs.

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Paul Kellerman téléphone à sa supérieure pour lui annoncer que Veronica Donovan peut leur causer des problèmes.

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Au Montana, la supérieure de Kellerman lui donne l'ordre d'éliminer cette menace.

Dans son bureau, après avoir terminé sa mission d'observation, Paul Kellerman avait l'air préoccupé. N'arrivant pas à garder son sang-froid, il hésita longuement pour téléphoner et la personne qu'il eût au bout du fil résidait à Blackfoot, dans le Montana, dans une charmante petite maison, isolée au bord d'un lac. Cette dernière était en train de couper finement des gousses d'ail dans sa cuisine quand elle reçut cette communication. C'était une femme, la supérieure de Kellerman. Celui-ci lui annonça qu'une jeune avocate mettait son nez dans leurs affaires, ce qui n'inquiéta nullement son interlocutrice qui connaissait parfaitement l'identité de cette "fouineuse" : c'était Veronica Donovan qui avait reçu son diplôme à Baylor deux semestres d'avance. C'était donc une adversaire coriace qu'il fallait se débarrasser rapidement. Elle lui chargea donc de cette mission tout en lui précisant : « Faites ce qu'il faut pour éliminer le problème. » avant de raccrocher. Sachant où était son devoir, l'agent des services secrets se calma les nerfs en faisant craquer les os de son cou, résolu à tout faire pour mener son plan à bien.

À Fox RiverModifier

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Tout seul, au fond de sa cellule, T-Bag rappelle Michael Scofield à son bon souvenir.

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Michael a réussi à dévisser le rivet qui fixait la plaque métallique des toilettes au mur de sa cellule.

Le soir, l'athmosphère était encore tendue dans la prison de Fox River, vingt-quatre heures avaient passé depuis la fin de l'émeute raciale. La sueur suintant sur son front, Michael continuait de limer sa vis en frottant fortement son bout pointu sur le sol en béton de sa cellule. Il était tellement concentré dans ce travail qu'il n'avait pris aucune pause depuis lors. En dehors, les autres prisonniers dormaient mais un veillait encore. C'était T-Bag. Celui-ci rappela Scofield à son bon souvenir en lui murmurant, accoudé et les bras légèrement croisés en travers des barreaux de sa cellule : « Tu es là, beauté ?...». En entandant ces paroles, le frère de Lincoln s'était arrêté un instant de limer, attendant anxieusement la suite de ces propos prononcés par l'ex-codétenu de Maytag : « Je sais que tu es là... Je tiens à ce que tu saches que je ne te lâcherai jamais... Tu pourras t'enfuir nulle part... Souviens-toi : tu es coincé dans ton trou... Coincé comme un porc que je vais me faire le plaisir de saigner...» En entendant ces mots pleins de menace, Michael avait repris sa besogne, assis sur le sol de sa cellule, encore plus motivé que jamais de sortir vivant de Fox River pour échapper au courroux de ce dangereux psychopathe. Le temps aidant, le jeune homme parvint à limer correctement le bout de sa vis. Il s'arrêta et commença à examiner le résultat de son labeur. À cet instant, il repensa aux plans de la prison qu'il avait étudiées à fond dans son appartement et se souvint plus précisément du schéma d'installation des toilettes des cellules du pénitencier. Grâce à ce précieux souvenir, il s'empressa de remonter la manche gauche de sa chemise et appliqua le bout limé de sa vis sur un cercle tatoué sur son bras afin d'en vérifier le diamètre. Remarquant que tout coïncidait, il se releva et se dirigea vers les toilettes de sa cellule. Ces dernières étaient fixées au mur par une plaque métallique, elle-même fixée grâce à un rivet, au dessus duquel apparut l'inscription "SCHWEITZER". Michael insèra alors sa vis dans le rivet et parvint à le dévisser complètement. Le tenant entre ses doigts, il put enfin se réjouir d'avoir réussi la première étape de son évasion...

16 avril 2005Modifier

À Fox RiverModifier

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De la bouche de son infirmière, le docteur Tancredi apprend que Michael Scofield a un rendez-vous à l'infirmerie.

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C-Note remet à Michael les précieuses pilules de Pugnac juste avant sa visite à l'infirmerie de la prison.

À l'infirmerie de Fox River, le docteur Tancredi demanda à son infirmière quel était son prochain patient de la journée. Cette dernière lui informa qu'il s'agissait de Michael Scofield et qu'il avait rendez-vous à 13h00. Au même moment, dans la cour de promenade de la prison, les détenus ont enfin le droit de sortir. Les quarante-huit heures de cantonnement imposées par le directeur Henry Pope étaient terminées. Michael retrouva C-Note qui lui remit les précieuses pilules de Pugnac en lui affirmant qu'il s'était trompé sur son compte. En effet, il s'était souvenu que, durant l'émeute, il s'était battu avec le meilleur ami de T-Bag, son pire ennemi en ce monde. En considérant cet état de fait, le frère de Lincoln était redevenu digne à ces yeux. Ce retournement de situation ne satisfit qu'à moitié Scofield qui se plaignit d'avoir eu ce médicament à la dernière minute. Il ne put en dire davantage car un gardien fit irruption, lui intimant l'ordre d'aller immédiatement à l'infirmerie. Avant de se quitter, C-Note lui jura qu'il finirait par savoir ce qu'il était en train de manigancer.

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Michael attend anxieusement les résultats de son analyse de sang.

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Le docteur Tancredi se pose des questions sur l'attitude étrange qu'avait son patient après avoir reçu le résultat de son taux de diabète.

Dans la salle de consultation de l'infirmerie, devant la bouche d'égout par laquelle il avait réussi à jeter, il y a quelques jours, un cygne en origami, Michael se laisse piquer le doigt par le docteur Tancredi afin de vérifier son taux de diabète. Il est nerveux et ne regarde pas le médecin dans les yeux. Avec anxiété, il lui demande combien de temps ce test durait et la praticienne lui informa que dans le passé qu'il fallait des heures pour obtenir les résultats mais que maintenant, grâce à l'amélioration des nouveaux kits d'analyse glycémique, le temps d'attente ne se bornait qu' à une dizaine de secondes. Après avoir mis l'échantillon de sang dans une machine, elle rappela à son patient que le taux de sucre pour un non diabétique est d'environ 100 ml/dl. Si ce chiffre apparaît sur l'écran de la machine d'analyse, c'est qu'il y aurait eu une erreur de diagnostic. En sachant ce qui lui attendait, Michael ne parvint pas à dissimuler son nervosité devant le médecin. Suant à grosses gouttes, il regardait autour de lui comme paniqué. Le docteur Tancredi remarqua sa gêne et lui demanda : « Vous semblez nerveux ? » Ne sachant qu'à lui dire, Michael lui répondit qu'il ne s'était pas encore habitué aux piqûres. Cette réponse surprit son interlocutrice qui lui fit remarquer que cela était surprenant qu'un diabétique au corps couvert de tatouages redoute autant les piqûres. Mais l'heure du verdict sonna quand la machine donna les résultats de l'analyse. Avec regret, elle lui annonça qu'il était vraiment diabétique avec un taux de sucre de 180 ml/dl. En apprenant ce chiffre, Michael reprit ses esprits et esquissa un beau sourire au grand étonnement de son médecin qui continuait à le fixer. Le frère de Lincoln était heureux que les médicaments fournis par C-Note avaient fait leurs effet en si peu de temps. Puis, se reconcentrant, il lui demanda si elle avait encore besoin de quelque chose et le docteur Tancredi lui répondit sur un ton plein de professionnalisme : « Un bras pour une piqûre. » Michael répondit par l'affirmatif tandis que la le jeune femme lui proposait le mercredi comme date de sa prochaine visite. Quand Scofield sortit de l'infirmerie, Katie Welch, l'aide-soignante du docteur Tancredi, confia à celle-ci que ce prisonnier était très mignon. Tandis qu'elle consultait le dossier médical de Michael, son médecin se posait des questions, encore intriguée par l'étrange attitude qu'avait eu son patient. Elle le fit part à son infirmière en lui faisant remarquer qu'il y avait quelque chose de bizarre chez ce détenu. Elle avait en effet constaté que, quand elle lui avait donné le résultat de son analyse de sang, il avait eu une curieuse expression sur le visage comme si il avait l'air soulagé ; et elle ne voyait pas pourquoi...

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Le capitaine Bellick accompagne Michael jusqu'à sa cellule.

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Michael est emmené de force pour être conduit auprès d'Abruzzi.

Tandis que Michael descendait les escaliers, escorté par le gardien qui l'avait fait demandé à l'infirmerie, ils sont accostés par le capitaine Bellick, un gobelet de café à la main, qui prend fermement le bras de Scofield tout en ordonnant à son subalterne de lui laisser le prisonnier pour le conduire dans l'aile A de la prison, là où se trouvaient les cellules. Sifflotant gaiement, le chef des gardiens de Fox River accompagna Michael jusqu'au grillage de séparation. Ce dernier constata que son geôlier était de très bonne humeur et lui en fit la remarque. Arrivé près de la grille, Bellick le laissa seul un instant pour chercher du sucre pour son café au bâtiment administratif. À peine s'était-il absenté que trois prisonniers emmenèrent violement Michael pour le conduire auprès de leur chef dans un hangar où étaient entreposés les outils utilisés pour entretenir les espaces verts de la prison. Le frère de Lincoln dut se laisser faire et fut amené devant John Abruzzi, nonchalamment assis sur une table, qui chantonnait quelques notes de musique pendant que Bellick sortait du bâtiment administratif. Celui-ci fut très satisfait en apercevant la disparition du détenu qu'il devait escorter et ne fit rien pour le rechercher.

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Abruzzi demande à Michael de lui fournir les informations dont il a besoin.

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Abruzzi torture Michael pour connaître l'emplacement de Fibonacci.

Michael était maintenant à la merci d'Abruzzi qui en avait assez de jouer au jeu que lui imposait le jeune homme depuis quelques jours. Il était pressé de savoir où se trouvait Fibonacci et comment Scofield avait-il pu le contacter. Mais ce dernier refusait de lui répondre ; et devant un tel entêtement, le mafieu dut se résoudre à employer des moyens radicaux pour pouvoir faire parler ce prisonnier récalcitrant. Il ordonna à ses hommes de se saisir de lui et Michael se retrouva immobilisé, dans l'impossibilité de bouger. Puis l'un des sbires d'Abruzzi prit son pied gauche pour lui ôter sa chaussure et sa chaussette avant de lui enserrer brutalement deux de ses orteils dans une cisaille à haie. Leur chef s'approcha de Michael et commença à compter jusqu'à trois pour lui laisser le temps de lui fournir l'emplacement exact de la cachette de Fibonacci. Mais Michael lui répondit qu'il serait un homme mort si il lui divulgue une telle information. Restant sourd à cette supplication, Abruzzi continuait à compter comme si de rien n'était et sa victime fit une dernière tentative en s'engageant personnellement à lui livrer l'homme qu'il recherchait une fois qu'ils seraient tous les deux hors des murs de Fox River. Abruzzi lui affirma sur un ton ferme et sans complaisance qu'il voulait connaître tout de suite cette information. Puis, réalisant qu'il n'obtiendrait rien de lui, il ordonna à celui qui tenait la cisaille de commencer à lui couper les orteils. L'homme ne se fit pas prier et dès qu'il actionna les lames d'acier, Michael poussa un horrible hurlement...

Erreurs de tournageModifier

  • Le compagnon de cellule de T-Bag se fait poignarder par un membre du gang de C-Note à plusieurs reprises, or on ne voit qu'une seule trace de sang sur la chemise de ce prisonnier.

(Source Wikipedia)


Références culturellesModifier

  • Les deux chansons entendues dans cet épisode sont de Black Toast Music - Willing to Die et This Is War.
  • Gunner McGrath chanteur d'un groupe punk rock de Chicago, Much the Same, fait une figuration dans cet épisode.
  • Le compagnon de cellule de T-Bag (qui se fait ensuite tuer par un membre du gang de C-Note pendant l'émeute raciale) est surnommé « Maytag ». Aux États-Unis, « Maytag » est un mot d'argot utilisé en prison pour désigner un détenu qui est contraint de subir des relations sexuelles imposées en échange d'une protection.

(Source Wikipedia)


Galerie photoModifier

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